Le wake up call

Ouvrir son portefeuille et avoir envie de voir les quatre coins du monde au lieu des quatre coins d’un condo.

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Réaliser que l’adrénaline passagère qu’injecte un projet de chien, de voyage, de maison, de mariage ou d’enfant ne pansera pas éternellement le manque d’amour entre deux adultes.

Comprendre qu’être populaire sur les réseaux sociaux et de cumuler les amis et les « j’aime » virtuels, c’est comme être riche au Monopoli : ça n’apporte rien dans la réalité.

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Se rendre compte que le sable s’écoule à un rythme effréné et que nos parents et grands-parents vont quitter l’aventure plus vite que prévu.

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Réaliser qu’il s’avère complètement absurde d’avoir plus d’anecdotes à raconter sur ses collègues que sur ses propres enfants.

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Enlever la poignée que l’autre nous a violemment fixée dans le dos et faire ses valises pour de bon.

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Se lever de son bureau, faire virevolter les accablantes piles de dossiers et s’enfuir en jubilant, sous prétexte qu’être malheureux 40 heures par semaine ne vaut pas son pesant d’or.

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Se dire que plusieurs histoires d’un soir n’équivalent en rien à une seule histoire d’amour.

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Arrêter d’éteindre son horloge biologique et souscrire au repeuplement de la planète, parce que tout le monde le fait et que la majorité s’avère moins imbécile qu’imaginée.

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Se retourner, appliquer et s’appliquer dans un domaine qui nous passionne, parce que le choix d’une carrière se doit d’être strictement égocentrique.

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Se prendre en main pour terminer son secondaire 5 et éviter de terminer en statistique au ministère de la Santé et des Services sociaux.

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Reprendre son collier best friend et rompre une amitié malsaine.

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Prendre un foutu risque déraisonnable une fois pour toutes.

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Réaliser que, règle générale, on ne rencontre pas l’âme sœur sur le coup de minuit entre deux rondes de shooters.

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Ne pas attendre un diagnostic foudroyant pour commencer à savourer pleinement chaque moment.

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L’appeler, parce qu’il n’y a définitivement personne de mieux et qu’à défaut de trop chercher on ne trouve jamais.

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Sortir du coma et répondre au wake up call, même s’il s’avère souvent angoissant et brutal.

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— Échec-et-Math

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Et vous, quel a été votre wake up call?

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4 Responses to “Le wake up call”

  1. Julie says:

    Mon Wake up call : Réaliser que j’avais rencontré l’âme sœur entre 2 rondes de shooters (et d’autre chose) et de me dire wake up girl, tu as trouvé ce qui te manquait pour revenir dans la réalité :)

  2. maudecossette says:

    À New-York, sur le memorial de John Lennon, j’ai réalisé que j’imaginais plein d’affaires dans ma vie, mais que je les attendais.
    J’attends un bon partner de voyage. J’attends l’homme de ma vie. J’attends la job que je veux pour revenir chez moi. J’attends tout le temps, pis y se passe aaarien.
    J’ai tout sacré là.
    J’ai remis ma démission.
    Je n’ai pas renouvelé mon bail.
    J’ai acheté un billet d’avion pour la Californie.
    Je me suis fait tatouer “imagine” sur le pied gauche, pour me rappeler que j’ai pas juste à imaginer les affaires, que j’ai aussi un pas à faire pour les faire arriver.
    Je suis revenue chez nous.
    J’ai trouvé une autre job.
    J’ai trouvé un chum merveilleux.
    C’était le début de quelque chose.

    Merci, Mat, de me rappeler que j’ai répondu au wake-up call, pis que j’ai vraiment ben fait!

    • Math says:

      Une belle “success story” comme on les aime. Merci de l’avoir partagé madame K-7. 😉

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